Bonjour,
Pensée du jour
Le seul espoir d' un
borgne unijambiste est de garder bon pied bon oeil
Proverbe du
jour
" Nous partîmes cinq cents mais, par un prompt renfort "
Nous fûmes beaucoup plus à consentir l' effort
Grâce auquel tous ensemble, quel que soit notre âge,
Nous pûmes éviter de nos emplois naufrage
Décidé par patrons qui nous voulaient spolier.
Nous
mettant tous ensemble avons fait reculer
Financiers de tout poil, voyous, spéculateurs
Qui voulaient nos futurs voir sonner à leur heure.
Nous
n' étions pourtant rien à titre personnel
Ne
possédions d' argent qu' un autre argent appelle
Nos
noms n' existaient plus, étions des numéros
Classés
en des dossiers rangés des bureaux.
Alors
nous regroupant nous fîmes cet exploit
De
faire céder les chefs, d' asseoir tous nos droits
En
un mot comme en mille c' est par fait de l' union
Que
fîmes basculer les avis, l' opinion,
Et
que force trouvâmes pour continuer à vivre
Tels
des Hommes, debout, radieux et libres
Moralité
: l' union fait la force
Saint du
jour Firmin
Difficile, très difficile fut, pour le bienheureux que nous honorons
aujourd' hui, de prendre son indépendance et d' exister en tant que tel vis à vis des
membres formant sa famille. Sa mère en effet, était resté très liée avec son frère
jumeau, lequel pour désigner telle ou telle personne de son entourage la situait par
rapport à sa soeur. Compliqué comme situation ? Je vous assure que non ; d' ailleurs
un simple exemple suffira : lorsqu' il parlait de l' enfant son oncle ne disait jamais
mon neveu mais " le Firmin de ma soeur ".
Dès qu' il fut sorti des années de l' enfance et de la puberté, Firmin s' affirma et, avec
les premiers poils au menton lui vint la notion d' être une personne libre et indépen-
dante. Après avoir été, comme tous les adolescents, 'Firmin gauche' il se transforma peu à peu et devint un
splendide et vigoureux adulte dont la principale des caractéristiques fut de ne jamais se laisser impression-
ner par qui ou quoi que ce fut. Nous restent des tableaux sur lesquels nous pouvons voir 'Firmin tenir' dans
des situations apparemment désespérées, situations où 'Firmin levé' fait face . L' un des plus célèbres est, sans
conteste possible, celui où, alors qu' il dispute une partie de poker acharné et qu' il ne possède pratiquement
plus rien, 'Firmin mise' jusqu' à son dernier denier. ( Pour la petite histoire, il s' est refait la cerise, mais quand même, il fallut qu' il soit 'Firmin d' acier' pour poser son gant de
velours sur la table de jeu ).
Lorsque Dieu le rappela à Lui, Firmin, fidèle à son attitude, reconnut ses péchés, ne tenta pas de les mini-
miser puis partit dans son coin pour attendre la sentence divine. Son attitude dut plaîre au Seigneur car,
à peine un petit siècle plus tard, Ce dernier prenait la décision de lui confier le onzième jour du mois d' Oc-
tobre. Voilà pourquoi, en cette matinée, il nous est loisible de souhaiter une bonne fête à et aux Firmin.
Billet d'
humeur
Quelques années, un rien en réalité si elles sont
ramenées à l' échelle de
l' humanité, séparent les deux photos situées en regard de cet article. Deux photos, deux
témoignages de ce que fut la vie du Général De Gaulle. Charles De Gaulle à qui, aujour-
d' hui, rendent hommage la Chancelière allemande et le Président de la République fran-
çaise à l' occasion de l' inauguration du mémorial ( du musée ) érigé à Colombey-les-deux
églises. Rencontre de deux des plus importants chefs d' Etat ou de gouvernements eu-
ropéens, rencontre qui se déroule sur les lieux même où, il y a cinquante ans, De Gaulle
avait eu le courage ( un de plus ) et l' ouverture d' esprit suffisants pour recevoir Konrad
Adenauer, dirigeant de ce pays qui, quelques treize ans avant cette rencontre historique, était aux mains
du monstre appelé Hitler. Du courage et de la détermination il en fallut à cet homme exceptionnel pour
considérer son hôte comme un alter ego. Du courage et de la détermination il lui en fallut pour serrer la
main d' un dirigeant politique qui, même s' il n' y était pour rien, traînait le lourd et récent passé d' une nation qui, cèdant au chant des sirènes Nationales-Socialistes, avait, de gré
ou de force fait règner la peur,
que dis-je la peur, la terreur sur des populations dont le seul souhait et le seul but étaient qu' on les laissa
vivre au rythme de leurs coutumes et de leurs traditions et non au rythme imposé d' un ordre prétendu
nouveau dont le seul but était de détenir le pouvoir absolu.
De
nos jours chacun de nos hommes politiques se prétend être le successeur moral du Général De Gaulle, chacun de nos grands élus nous veut
faire croire et admettre qu' il est, en ses décisions et prises de positions " habité " par
le génie, l' esprit Gaullien. Néanmoins subsistent,en mon esprit et peut-être en le votre, des
questions au premier rang desquelles je placerai un simple et abrupt constat : puisqu' au
jourd' hui nous rendons l' hommage qui lui est dû à ce personnage, mi-militaire mi-poli-
tique, à cet homme qui eut la volonté et l' intelligence de réaliser combien sont précaires
les notions de paix, de guerre, de vie, de mort, pourquoi ne sont pas, aux côtés de Madame
Merkel et de Monsieur Sarkosy, présents les dirigeants américains , anglais, canadiens ( pour ne citer
qu' eux ) ? Pourquoi, une fois de plus tronquons nous les choses, pourquoi, une fois de plus " faisons-nous les
choses à la sauvette ", pourquoi ne donnons-nous pas toute sa dimension mondialement historique à celui
sans qui existeraient ( peut-être ) toujours les exactions qui firent, entre 1933 et 1945, quelques millions
de morts, de torturés, de déportés ? Parce que nous avons honte d' un passé commun ? Si tel est le cas, mo-
ment est sans nul doute venu de reconnaître la lâcheté et l' ignominie dont firent preuve ceux qui, à l' épo-
que, paradaient devant un micro en affirmant que " la route du fer est coupée ". Si tel est le cas, ce n' est
pas en construisant 4000 mètres carrés d' un mémorial que seront redonnés vie et espoir à des millions de
gens dont le seul tort fut de ne se pas trouver dans le droit fil d' une pensée incarnée par un " homme " ( les
guillemets sont volontaires ) à l' ascension duquel personne n' osa s' opposer.
M' est souvenir d' un temps où, en bon soixante-huitard que je fus, je défilais dans les rues en conspuant ce-
lui à qui je rends hommage aujourd' hui, celui qui, quels qu' aient été ses défauts ( et Dieu sait s' il en eut )
fit, à plusieurs reprises, preuve de son amour et de son respect pour la Patrie. Je ne suis pas, l' âge venant,
devenu un Gaulliste inconditionnel, je suis simplement devenu un citoyen qui, en en ayant trop vu au cours
de son existence, fait un bilan. De Gaulle superstar ? Certainement non ! De Gaulle dernier rempart der-
rière lequel se blottirent tant et tant de gens ? Certainement oui !
Nous savons toutes et tous qu' il est, psychologiquement parlant, difficile, pour ne pas dire impossible de
" tuer le père ". Ne le tuons donc pas mais faisons en sorte que son ombre et son charisme planent à l' avenir
sur les manuels d' Histoire que devront étudier nos enfants et, pourquoi pas sur les lieux qui, depuis ce
matin, sont consacrés à sa mémoire et surtout, surtout, de grâce, Mesdames et Messieurs les actuels " grands
de ce monde " ayez la pudeur de ne pas décliner à votre profit les actes ou les décisions qu' il eut pu prendre
si, de nos jours, il se trouvait encore " aux commandes ".
Charles De Gaulle est mort un soir où, avant de dîner, il faisait une réussite. Cette réussite, l' eut-il mené à
bonne fin ou, au contraire le sort lui eut-il été contraire ? Nous ne le saurons jamais. La seule chose dont nous
pouvons être convaincus c' est que, s' il se fut trouvé en situation d' échec, il eut recommencé et recommencé
jusqu' au moment où le succès lui eut souri. C' est donc à vous, qui vous prétendez ses " fils spirituels et poli-
tiques " de reprendre la partie là où la Mort l' interrompit, c' est à vous " en remettant sur le métier cent
fois votre ouvrage " de trouver solutions et de prendre décisions en ne retournant surtout pas la mauvaise carte.
Définitions farfelues
Jacuzzi
: bain zen
Chirurgien
esthétique : marchand d' âge
Gaspacho
: soupe " olé "
Merci de votre visite, bon week-end et...à demain
Cordialement,
Dafran
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